Un truc pour des sons de claviers plus originaux : le layering
On a tous accès aux mêmes instruments virtuels. Alors comment se démarquer? Une technique toute simple : le layering, c'est-à-dire superposer plusieurs claviers aux sons différents pour en créer un seul, unique. Même si vous connaissez déjà le principe, mon approche pourrait vous inspirer.
L'exemple : deux sons opposés
Pour le clavier principal d'une chanson en composition, j'ai combiné deux sons très différents :
- Un petit clavier jouet (de la collection Toy Suite d'UVI), qui ressemble à un kalimba : très organique, sec, avec beaucoup d'attaque. J'aime ces sons vivants où l'on entend l'instrument. Traitement : un EQ pour nettoyer le grave, une réduction de quelques aigus perçants, un peu de compression, puis un envoi dans Supermassive, un délai-réverbération planant de Valhalla, gratuit.
- Un synthé analogique polyphonique (le Jup-8 d'Arturia), beaucoup plus plein, avec beaucoup de sustain.
Le premier, panné un peu à gauche avec son délai, et le second, un peu à droite et plus planant, se complètent parfaitement. Leur hauteur un peu instable donne un côté jouet et rêveur au résultat.
Le principe : des caractéristiques complémentaires
L'idée est de combiner des sons aux caractéristiques très différentes :
- attaque courte et percussive et son long et soutenu;
- son sec et son plein;
- exemples classiques : un glockenspiel ou un kalimba avec un piano, ou une guitare acoustique avec un pad.
Ensemble, on a l'impression d'entendre un seul clavier, mais un clavier vraiment original.
Combien de couches?
Généralement, je m'en tiens à deux ou trois claviers. On peut aller plus loin, mais au-delà, le contenu harmonique devient vite confus. Le secret n'est pas le nombre de couches, mais leur complémentarité.
Questions fréquentes
Combien de couches de claviers superposer?
Deux ou trois suffisent généralement. Au-delà, le contenu harmonique devient vite confus et la définition se perd.
Comment choisir les sons à superposer?
Cherchez des caractéristiques complémentaires : un son percussif avec un son soutenu, un son sec avec un son plein, ou des registres différents.
Faut-il traiter les couches séparément au mix?
Oui : un EQ sur chaque couche pour éviter les chevauchements, puis un sous-groupe commun pour les lier avec de la compression ou une réverbération partagée.
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