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Quel EQ choisir pour le mix : phase minimum, linéaire ou analogique?

mix 11 janvier 2023
Choisir un égaliseur (EQ) pour le mix et le mastering

Phase minimum, phase linéaire, zéro latence, émulations analogiques, EQ passifs… Devant tous ces choix, on se demande souvent quel égaliseur utiliser pendant le mix. Voici un tour d'horizon des grandes familles d'EQ et des situations où chacune brille.

Les trois modes d'un EQ numérique

Le Pro-Q 3 de FabFilter est un bon exemple, puisqu'il propose les trois modes qu'on retrouve sur la plupart des égaliseurs numériques.

Zéro latence

Pour la prise de son, quand on veut entendre l'EQ en direct avec un buffer au minimum. Ce n'est pas le mode qui sonne le mieux, mais il n'ajoute pratiquement aucune latence.

Phase minimum (Natural Phase)

Le mode qui se rapproche le plus d'un EQ analogique. Tout égaliseur joue avec la phase, et la phase minimum le fait de la façon la plus musicale : ça sonne ouvert et naturel. C'est celui que j'utilise dans la majorité des cas.

Phase linéaire

On pourrait croire que c'est mieux parce que la phase n'est pas affectée. Mais plus récent ne veut pas dire meilleur! J'utilise la phase linéaire pour des changements de timbre importants, quand je ne veux pas altérer le caractère du son. Par exemple, pour le mastering d'un album enregistré en spectacle, déjà agressif à la base : j'ai nettoyé les médiums et rééquilibré graves et aigus sans ajouter de mordant.

Ses inconvénients : un son parfois moins agréable, un effet de pré-écho (pre-ringing) audible sur les sons percussifs comme un kick, et une latence importante.

Les EQ passifs : doux et musicaux

Les EQ passifs, comme le Manley Massive Passive ou les émulations de Pultec, permettent de gros boosts avec des cloches larges sans devenir agressifs. C'est pour ça qu'on les utilise beaucoup en mastering. Ils ne sont pas toujours très précis, mais on les choisit pour colorer. Les EQ à lampes passifs sont aussi un classique sur la voix : ils ouvrent le son et ajoutent des harmoniques.

Les émulations analogiques : une question de personnalité

Entre deux émulations, la grande différence, c'est la coloration harmonique : certaines ajoutent beaucoup de distorsion, d'autres restent très transparentes.

  • Millennia NSEQ-2 : coloré, mais agréable.
  • Maag EQ4 : mordant, avec sa célèbre bande Air à 40 kHz pour ouvrir le haut du spectre, surtout sur la voix.
  • Émulations de Neve 1073 et de Trident : du caractère et un déphasage audible qui, sur une caisse claire par exemple, fait ressortir l'instrument. À ne pas abuser!

Plusieurs de ces émulations ont un gain d'entrée : en le poussant, on sature l'entrée et on s'en sert aussi comme outil de distorsion harmonique.

Les polyvalents du quotidien

Pour le travail courant, on revient toujours aux EQ en phase minimum polyvalents : le Pro-Q de FabFilter, le Renaissance EQ ou le Q10 de Waves. Ce sont ceux qu'on utilise le plus souvent.

En résumé

  • Phase minimum : la majorité du travail de mix.
  • Phase linéaire : corrections importantes sans altérer le timbre, en mastering surtout.
  • Passifs et émulations : pour la couleur, sur les instruments comme sur le mix.
  • Zéro latence : pendant l'enregistrement.

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L'égalisation est l'outil le plus important du mix. Pour apprendre à l'utiliser en profondeur, découvrez Mix 101 et la Mix Masterclass, et pour l'EQ en mastering, la Mastering Masterclass.

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