Mon studio portatif : le kit pour mixer en déplacement
7 octobre 2026
Un studio portatif bien pensé permet de mixer, de masteriser, d'enregistrer une voix et même de composer n'importe où. Le mien me sert pour mes formations en déplacement, pour tourner mes vidéos et pour continuer à travailler quand mon studio principal est démonté. Voici chaque élément du kit, et surtout pourquoi je l'ai choisi.
L'ordinateur : un MacBook Pro 16 pouces
C'est la pièce maîtresse. J'avais des doutes au départ sur la mémoire : j'ai pris la configuration de base avec 24 Go de RAM et je pensais atteindre la limite rapidement. Finalement, il encaisse tout ce que je lui demande : de grosses sessions de mix, beaucoup de montage vidéo, sans ralentissement. Tout reste fluide.
Deux options valent selon moi le supplément :
- L'écran nano-texture : un fini mat qui réduit énormément les reflets. En déplacement, quand on ne choisit pas son éclairage, c'est un vrai confort. C'est mon conseil numéro un si vous achetez ce modèle.
- Plus de stockage interne : ça aussi, ça vaut la peine.
Quel que soit votre ordinateur, quelques réglages font une grosse différence : voyez mes conseils pour optimiser un ordinateur portable pour la MAO.
La carte son : RME Babyface Pro FS
J'ai déjà donné des formations en déplacement avec des interfaces d'entrée de gamme, et je l'ai regretté : la qualité des convertisseurs a un vrai impact. La Babyface Pro FS de RME règle ce problème dans un format très compact :
- deux préamplis micro qui sonnent très bien ;
- deux sorties XLR pour les enceintes ;
- des entrées jack pour les instruments ;
- deux sorties casque, l'une pour les casques à basse impédance, l'autre pour la haute impédance ;
- une entrée et une sortie ADAT, pour ajouter huit entrées et huit sorties si besoin ;
- des connexions MIDI, et un gros bouton pratique pour régler le volume.
Des préamplis externes, comme mes Great River, apportent bien sûr plus de grain et une saturation plus intéressante. Mais en faisant des tests, avec une émulation de préampli ajoutée sur la prise, je me rapproche vraiment très près de leur sonorité. Pour la formation, la vidéo, l'enregistrement et même la production, elle fait parfaitement le travail.
Deux SSD externes
Je vous conseille de toujours avoir un petit SSD externe pour les sessions, les fichiers et les documents : on sépare ainsi le système de l'ordinateur des données de travail. J'utilise un Samsung T9, avec une coque en caoutchouc qui le rend assez résistant et aide à dissiper la chaleur. Le T7, un peu moins cher, est aussi un très bon choix. Ce genre de disque est souvent en promotion : évitez de le payer plein prix.
J'ai aussi un second disque, un T7 de 2 To, réservé à mes banques de sons. Les instruments virtuels prennent énormément de place : quand je compose, je le branche pour avoir toute ma bibliothèque sous la main.
Le micro : un Shure SM7B
Si vous n'avez pas de SM7B, à mon avis, tout le monde devrait en avoir un. Il est excellent pour la voix parlée comme pour la voix chantée, et intéressant sur certains instruments. Son gros avantage en déplacement : c'est un micro dynamique conçu pour isoler la voix, qui capte peu l'acoustique de la pièce. Dans un environnement qui n'est pas idéal, c'est exactement ce qu'il faut. Pour comparer avec d'autres options, voyez quel micro choisir pour le chant en home studio.
Le casque : Focal Lensys Professional
Ce sont des casques fermés, très confortables, avec une bonne isolation. En déplacement, cette isolation est précieuse, et leur rapport qualité-prix est excellent. Je vous les recommande chaudement. Si vous hésitez entre les deux familles, j'explique les différences dans casque ouvert ou fermé : lequel choisir.
Le petit clavier et les accessoires
J'aime beaucoup mon petit clavier iRig Keys. Sa sensibilité à la dynamique n'est pas extraordinaire, mais pour faire des maquettes, composer et déclencher des instruments virtuels, il est vraiment agréable. Un avertissement : avec ce genre de petit clavier branché sur un MacBook Pro, le câble pose souvent problème. J'ai dû en essayer quatre ou cinq avant d'en trouver un avec lequel le clavier s'allumait correctement. Si votre clavier semble en panne, testez d'abord un autre câble.
Pour la guitare, une guitare électrique branchée en direct dans la carte son, avec des émulations d'amplis, permet déjà de faire beaucoup de choses.
Le reste du kit :
- Une Magic Mouse d'Apple : pas ergonomique et trop chère, mais minuscule et parfaitement intégrée au Mac. Je peux aussi emporter mon trackball SlimBlade de Kensington.
- Un petit hub USB-C vers USB pour brancher la carte son et le clavier.
Le coin vidéo
Pour les vidéos tournées en déplacement, je laisse ma Lumix G85 et mes grosses softbox à la maison. Un iPhone sur un stabilisateur DJI Osmo Mobile, un DJI Mic Mini pour la voix et une petite lumière Lume Cube, dont on peut ajuster la température et la puissance (un petit diffuseur en caoutchouc adoucit la lumière), suffisent. Ce n'est pas une grosse production visuelle, mais ça fait tout à fait le travail.
Un kit simple, mais performant
Ce kit reste simple, mais il couvre le mix, le mastering, l'enregistrement de voix, la composition légère et la vidéo. Si vous montez votre propre installation, commencez par le matériel essentiel pour débuter en MAO. Et une fois équipé, ma formation Mix Masterclass vous montre comment mixer une chanson de A à Z, où que vous soyez.
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