Spice Rack de Process.audio : test d'une distorsion bien particulière
9 novembre 2022
La distorsion, sous toutes ses formes, est une des clés pour obtenir des mix plus présents, plus riches, et qui sonnent bien sur tous les systèmes. Alors quand un nouveau plugin de saturation sort, j'ai toujours hâte de l'essayer. Voici mon test du Spice Rack de Process.audio, une division de pureMix, sur la voix, la batterie et la basse.
Où placer la distorsion sur une voix
Sur mes voix, je place généralement la saturation à la toute fin de la chaîne : une fois la voix égalisée, compressée et bien contrôlée. C'est là que j'ai remplacé mon Saturn de FabFilter par le Spice Rack, après l'Auto-Tune et deux compresseurs.
Les contrôles principaux
- Drive avec compensation automatique du gain : on pousse la saturation sans saut de volume, ce qui permet de comparer honnêtement avec et sans.
- Mix dry/wet, phase linéaire et suréchantillonnage pour un meilleur son.
- Un indicateur de la quantité de distorsion ajoutée.
Les types de distorsion
- Drive : polyvalente, super sur la voix. La dynamique reste belle, les consonnes présentes, le punch intact.
- Tube : arrondit les transitoires et adoucit les aigus.
- Ampli : une émulation d'amplificateur, plus pertinente sur les instruments.
- Bitcrusher : on entend les artefacts de la réduction d'échantillonnage. À repasser pour la voix!
- Fuzz : génère beaucoup plus d'harmoniques dans le grave.
Un EQ un peu particulier
L'EQ peut être placé avant ou après la distorsion. Son curseur central bascule entre graves et aigus, un peu comme deux shelvings en fondu croisé, avec des filtres coupe-haut et coupe-bas, et des points de boost ou de coupure qu'on place où on veut. Il m'a fallu un peu de temps pour bien le comprendre, mais il permet de replacer rapidement le son saturé.
La vue console
Toutes les instances du plugin apparaissent dans une vue simplifiée (type, drive, mix, niveau de sortie). Très pratique pour doser la saturation de la voix principale par rapport aux voix d'accompagnement, sans ouvrir chaque instance.
Petit conseil : utilisez le bypass interne du plugin plutôt que celui du DAW. Avec la phase linéaire, la latence est importante, et le bypass interne garde tout en phase pendant la comparaison.
Sur la batterie et la basse
Sur le sous-groupe de batterie, les presets ouvrent une belle palette, des plus subtils aux plus déjantés, et c'est inspirant pour sortir des sentiers battus. J'aime aussi envoyer tous les toms dans un sous-groupe et saturer seulement celui-ci pour les faire ressortir. Sur la basse, le mode Drive avec un peu de filtrage des aigus et un mix dry/wet réduit donne du grain sans alourdir.
Comme toujours, l'usage le plus intelligent, c'est souvent de pousser la saturation puis de la doser avec le mix dry/wet, autour de 25 à 30 %, pour ajouter de la présence sans dénaturer le son.
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