Mettre sa musique sur Spotify et compagnie avec DistroKid
Pour que votre musique soit disponible sur Spotify, Apple Music, Deezer, YouTube Music et les autres, il faut passer par un distributeur numérique. J'ai utilisé DistroKid, un des plus gros distributeurs en ligne, pour remettre en ligne un album que j'avais sorti en 2010 et qui n'était plus disponible nulle part. Voici comment mettre sa musique en ligne avec DistroKid, étape par étape, et les pièges à éviter.
Pourquoi DistroKid
J'ai choisi DistroKid parce que des amis l'utilisaient et en étaient très satisfaits : c'est abordable et d'une grande simplicité. Son principal avantage, c'est son modèle de prix : un abonnement annuel qui permet de publier un nombre illimité de chansons et d'albums. D'autres services, comme TuneCore à l'époque de la vidéo, facturaient plutôt chaque single ou chaque album. Si, comme moi, vous comptez sortir plusieurs singles, le forfait annuel devient vite plus intéressant.
Il existe plusieurs formules : la formule de base pour un artiste ou un groupe, une formule intermédiaire avec quelques options supplémentaires (personnaliser la date de sortie, le label, une date de précommande, le prix sur certaines boutiques), et des formules pour les labels qui gèrent plusieurs artistes. Les tarifs évoluent : vérifiez-les directement sur le site. À mon avis, les options supplémentaires ne sont pas essentielles pour débuter.
Étape 1 : choisir les plateformes
Au moment de mettre en ligne un single ou un album, DistroKid propose de cocher les boutiques et plateformes de streaming. Mon conseil : cochez-les toutes. D'un point de vue business, il faut réduire au maximum la friction entre votre musique et le public. Quelqu'un qui fait ses playlists sur Spotify ou achète ses albums sur iTunes n'ira pas forcément vous écouter ailleurs, même gratuitement. Plus votre musique est disponible partout, plus elle a de chances d'être écoutée régulièrement.
Étape 2 : les informations de base
- Nombre de chansons : un single ou un album (jusqu'à plusieurs dizaines de titres).
- Nom d'artiste : DistroKid vérifie s'il existe déjà sur les plateformes et vous demande de confirmer si c'est bien vous. Choisissez-le avec soin : il vous suivra longtemps.
- Pochette : elle doit être carrée. J'ai dû recadrer la mienne, qui ne l'était pas.
- Langue, genre principal et genre secondaire (optionnel).
- Titres des chansons, et les mentions éventuelles (version, featuring, etc.).
Étape 3 : les fichiers audio
DistroKid accepte le WAV, l'AIFF et même le MP3, mais envoyez toujours un fichier non compressé (WAV ou AIFF). Le 16 bits / 44,1 kHz convient, et le service accepte jusqu'à 24 bits / 96 kHz. Si votre session est en 24 bits / 96 kHz, exportez directement dans ce format ; si elle est en 24 bits / 44,1 kHz, exportez en 24 bits / 44,1 kHz. Pour mon ancien album, j'ai simplement repris les masters de l'époque, en 16 bits / 44,1 kHz. Avant d'envoyer, vérifiez que votre master est adapté au streaming : voyez à quel volume masteriser pour le streaming.
Étape 4 : les codes ISRC
Chaque enregistrement doit avoir un code ISRC, l'identifiant unique qui permet de suivre ses diffusions. DistroKid peut en générer automatiquement, mais je vous conseille de ne pas utiliser cette option : contactez plutôt l'organisme de votre pays qui attribue ces codes avant de mettre vos chansons en ligne, et obtenez-les vous-même. J'explique pourquoi dans les codes ISRC : à quoi ça sert.
Étape 5 : auteurs, reprises et partage des revenus
- Composition originale ou reprise : pour une reprise, il faut indiquer l'artiste original et respecter des règles supplémentaires. Si vous voulez en tirer des revenus, les chansons originales sont nettement plus simples.
- Auteurs et compositeurs : indiquez aussi vos collaborateurs, pour la musique, les paroles ou les deux.
- Partage des revenus (splits) : une option que je trouve excellente. Si une chanson a plusieurs ayants droit, vous indiquez la répartition et chacun reçoit directement sa part. Plus besoin de faire les calculs et les virements vous-même.
- Paroles explicites et instrumental : à cocher si c'est le cas.
Viennent ensuite des options payantes facultatives (promotion, services supplémentaires). Je ne les ai pas prises : je voulais simplement rendre l'album disponible à nouveau. Puis il faut cocher les cases légales qui confirment que vous détenez les droits de la musique.
Après la mise en ligne
Une fois l'envoi fait, vous recevez des courriels à mesure que la musique devient disponible sur chaque plateforme. Le tableau de bord donne accès aux statistiques d'écoute et de ventes par plateforme (avec un certain délai) et à vos revenus, que vous pouvez récupérer par différents moyens de paiement, comme PayPal ou un virement.
Ce modèle colle bien à l'époque : beaucoup d'artistes sortent désormais une série de singles, voire presque tout l'album en singles, avant de publier l'album complet. Un forfait annuel sans limite de sorties donne cette flexibilité. Pour la question du mastering automatique proposé par le service, j'ai fait un test complet : mastering automatique de DistroKid, test et analyse.
Pour aller plus loin
Avant de publier, assurez-vous que votre chanson est prête pour les plateformes. Si vous voulez un master professionnel adapté au streaming, mon service de mastering en ligne est là pour ça. Et si le mix lui-même n'est pas encore au point, je peux aussi m'en occuper avec mon service de mix.
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