GUIDES GRATUITS

La checklist pré-mix : tout préparer avant de mixer

mix
Etienne Tremblay – la checklist pré-mix

Avant de me lancer dans un mix, il y a toute une série de manipulations longues et pas très excitantes que je préfère faire la veille. Notre attention est limitée : pendant le mix, je veux avancer vite et rester concentré, pas me buter à des soucis techniques. Voici ma checklist.

1. Importer les pistes et faire le code couleur

Dans une grosse session, le code couleur est essentiel pour se retrouver. Chez moi, la batterie est orange, la basse mauve, les guitares jaunes, les claviers rouges et les voix bleues. Les couleurs importent peu : ce qui compte, c'est de garder toujours les mêmes habitudes.

2. Raccourcir les noms de pistes

Dans la fenêtre de mix, l'espace est limité. Un nom comme « DI guitare 1 L bip_1 » devient simplement « DI 1 ». Si le nom est trop long, on ne sait plus ce que représente la piste.

3. Choisir les samples de la section rythmique

Si je fais du remplacement de sons de batterie, ou si le kick d'un morceau électro ou hip-hop n'est pas optimal, je cherche d'autres samples à l'avance. Il m'arrive d'en écouter 50 avant de trouver le bon kick. Il faut être patient, mais un bon sample peut faire une énorme différence. Je ne l'utilise pas toujours, mais j'ai l'option sous la main.

4. Préparer les amplis virtuels

  • Basse : s'il n'y a qu'une piste DI, je prépare une émulation d'ampli et je vérifie la phase avec le DI. Parfois, il faut décaler légèrement l'ampli dans le temps : ça prend du temps, alors autant le faire avant.
  • Guitares : même chose avec les DI. Quand vient le mix, je veux me concentrer sur l'EQ, la compression et la réverb, pas sur mes réglages d'ampli.

5. Préparer les voix

C'est souvent la partie la plus longue :

  • Ajuster le volume des segments quand il y a de gros écarts.
  • Baisser les respirations.
  • De-esser à la main : si un ou deux S dépassent, je les découpe et je baisse seulement ces S, pour ne pas trop de-esser toute la piste.
  • Corriger la justesse et le timing : même quand le client m'envoie une voix déjà corrigée, il reste toujours quelques notes à reprendre. Selon l'état des pistes, ça peut prendre 10 minutes comme une heure.

6. Présélectionner les effets de la voix

Les effets de la voix sont essentiels à l'esthétique d'une chanson. Je prépare une réverb courte, une réverb longue, un délai court, un délai long et parfois un effet d'élargissement comme le MicroShift. Pendant le mix, il ne reste qu'à faire des automations : la réverb longue sur tel passage, le délai long sur quelques mots. Je peux toujours changer d'avis ensuite, mais l'exploration est déjà faite.

7. Importer les références et le mix de l'artiste

J'importe la chanson de référence si le client m'en fournit une, et surtout son « rough mix ». Même imparfait, il représente la vision de l'artiste : il me dit par exemple si un son un peu étrange doit rester en arrière-plan ou être bien en avant. Mon premier mix correspond ainsi beaucoup plus à ce que le client recherche.

Même pour vos propres chansons

Je fais exactement la même chose pour mes productions. Le but est toujours d'avoir un processus fluide et rapide, pour rester « in the zone » pendant le mix. Et avant de commencer la balance, pensez aussi à votre gain staging.

Pour voir ma méthode complète, de la préparation jusqu'au mix final dans différents styles, c'est dans ma formation MIX MASTERCLASS.

À lire aussi

EQ 101 GRATUIT

Accédez gratuitement à la formation EQ 101 qui vous donnera de solides bases sur les techniques d'égalisation.

EQ 101 GRATUIT